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Activité 2010 et perspectives

En forte progression sur 2010 (+ 41 %), le Réseau compte 70 sites, dans 16 Régions et 35 Départements. Les Écoles ont accueilli plus de 8 000 jeunes en 2010 et devraient, compte tenu des projets en cours, disposer d’environ 11 600 places ouvertes pour 2012.

Les Écoles de la 2e Chance sont nées pour offrir une solution aux jeunes qui sortent du système éducatif sans qualification et se retrouvent, mois après mois, confrontés à la difficulté d’intégrer le monde des métiers. D’un âge moyen de 20,7 ans, ils sont dans des situations sociales et comportementales complexes et saisissent une deuxième chance de se construire un avenir dans une École sur mesure. Depuis le lancement du concept européen en 1995, les Écoles de la 2e Chance connaissent un développement soutenu.

Une forte progression en 2010 : 41 %

Sur 70 sites existants à fin décembre 2010, les Écoles de la 2e Chance ont accueilli 8 049 jeunes sans qualification et sans emploi, soit une progression de 41 % par rapport à 2009.

En fort développement, le Réseau E2C France s’inscrit dans un nouveau paysage institutionnel et a mis en place les outils indispensables pour assurer la qualité du dispositif par un processus de labellisation. Depuis le lancement, en 1997, de la première École à Marseille, le Réseau des Écoles de la 2e Chance en France connaît un développement soutenu illustré par le schéma ci-dessous.

La capacité d’accueil avoisine actuellement les 9 500 places et devrait, compte tenu des projets en cours, atteindre près de 11 650 places ouvertes à la fin de l’année 2011.

59 % de sorties positives à l’issue du parcours

Dans les 3 à 6 semaines suivant leur entrée dans les Écoles, les jeunes stagiaires doivent signer un plan d’engagement de formation individualisé. 16 % d’entre eux, qui ne souhaitent pas s’engager, quittent le dispositif. Certains jeunes (6 %) quittent également l’École pour des raisons qui ne sont pas maitrisables par les équipes (maternité, incarcération, maladie…). A ce stade, premier niveau de réussite des écoles, 78 % des jeunes poursuivent leur parcours de formation.

À leur sortie, 59 % des jeunes stagiaires trouvent une solution positive. À noter que la création de nombreux nouveaux sites (de 49 en 2009 à 70 en 2010) n’a pas eu d’influence sur la qualité du dispositif, le pourcentage de sorties positives étant identique à 2009.

Sur les sorties positives, environ 1/3 poursuivent en formation qualifiante. Les autres signent un contrat de travail, en CDD ou CDI pour 22 %, en contrats en alternance (apprentissage ou professionnalisation) pour 13 %. Sur ce dernier résultat, à noter la forte augmentation des sorties vers l’alternance : elles ont concerné 275 jeunes en 2009 pour 464 jeunes en 2010, soit + 68 %.

D’un âge moyen de 20 ans ½, les jeunes stagiaires accueillis par les E2C se repartissent à égalité entre hommes et femmes.  16 % sont des « ruraux » alors que 84 % d’entre eux sont des « urbains ».

À noter la progression de + 12 % entre 2009 et 2010 des publics en provenance des quartiers liés à la Politique de la Ville. En termes de niveau, 92 % d’entre eux n’ont pas de niveau V validé et près de 2/3 sont d’un niveau inférieur (VI et V bis).  La connaissance de l’entreprise est très faible, 63 % n’ont pas d’expérience professionnelle. Pour rapprocher les jeunes de l’entreprise, l’élaboration du projet s’appuie sur une démarche pédagogique d’alternance.

Le financement : au côté des Régions, l’État

Les comptes 2010 des Écoles ne sont pas tous arrêtés en mars. Le Réseau E2C France publie fin juin une étude plus approfondie sur le coût complet des parcours de jeunes, avec une analyse des budgets de fonctionnement.

Une première information sur les subventions et la Taxe d’Apprentissage perçues par les Écoles en 2010 (hors contributions en nature) permet d’indiquer que le subventionnement se partage globalement en trois tiers :

  • les Régions, porteuses des conventions de création d’Écoles, en sont les contributeurs principaux (33 %),
  • elles sont suivies de l’État, après sa décision d’intervention, qui date de 2009, celui-ci représente 30 % des subventions,
  • le troisième tiers est constitué du FSE et des collectivités territoriales et locales (Conseils Généraux, Municipalités et/ou Agglomérations) et de la Taxe d’Apprentissage.

La sécurité d’un label

Le processus de labellisation institué par les textes a été mis en place par le Réseau E2C France. Il a pour objet d’évaluer et de contrôler l’utilisation du concept, le respect du cahier des charges, l’utilisation du nom « École de la 2e Chance ». Il garantit vis-à-vis des partenaires et financeurs du dispositif la qualité et le respect des principes fondamentaux.

Courant 2010, la Commission Nationale de Labellisation s’est réunie à trois occasions et a validé la labellisation de quatre nouvelles Écoles : l’E2C du Val d’Oise, l’E2C du Bas Rhin, l’E2C de la Guadeloupe et l’E2C de l’Artois, devenues Membres Actifs du Réseau.

Pendant le même temps, le Réseau a enregistré l’entrée de trois Membres Associés (Val de Marne, Bastia et La Réunion),puis, plus récemment, début 2011 de quatre nouveaux Membres Associés (Martinique Nord, Hauts de Seine, Nord de France et Nouvelle Calédonie). Nouveaux membres, nombre de projets en cours d’études, tout indique qu’une centaine de sites devraient exister sur le territoire national d’ici fin 2011.

Télécharger l’Activité 2010 et perspectives ici : ACTIVITE 2010 ET PERSPECTIVES


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